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Minimiser et même éviter les impacts associés à la fin de vie des emballages, c'est possible!

Stratégie 3 : Améliorer la gestion de l’emballage en fin de vie

La gestion en fin de vie est une stratégie basée sur le principe des 3R qui priorise les actions suivantes :

Il conviendra de prévoir, dès l’étape de conception, les scénarios visant à maximiser la valeur de l’emballage à la fin de sa vie utile en tenant compte notamment de son potentiel de recyclabilité et de sa compatibilité avec les infrastructures de récupération en place.

Action 7 : Réutiliser l’emballage

Action 8 : Améliorer la recyclabilité

 

Action 7 : Réutiliser l’emballage

La réutilisation ou le réemploi d’un emballage (ex. : réutiliser des contenants alimentaires pour la conservation de restants de table) permet de prolonger sa durée de vie utile. La réutilisation n’est pas une stratégie facilement applicable pour tous les types de contenants et d’emballages.

Réutilisation de l’emballage primaire

Trois options sont envisageables :

  1. Prolonger la vie utile d’un emballage de produit destiné au consommateur grâce à des recharges à coût moindre permettant de remplir le contenant original (ex. : réutiliser un contenant à pompe de savon pour les mains en achetant des recharges du produit);
  2. Offrir un produit en vrac qui permet au consommateur de réutiliser un contenant plusieurs fois (ex. : pots d’épices);
  3. Concevoir l’emballage pour lui permettre de remplir une seconde fonction suite à sa première utilisation, en lien avec le produit ou pour une utilisation différente. L’exemple classique de cette piste de solutions est illustré par l’enveloppe de transport d’une perceuse électrique, qui sert à la fois d’emballage au point de vente et d’étui de rangement pour l’utilisateur. Dans ce cas, on parle d’un emballage durable.

Il faut porter une attention particulière aux emballages conçus pour être réutilisés, à savoir la recherche de l’équilibre entre la durabilité et la quantité de matériaux nécessaires, afin d’éviter de suremballer un produit dans le but de rendre son emballage réutilisable.

Si l’on opte pour des recharges de produit (ex. : produit concentré ou vendu dans un emballage souple), une analyse globale du système d’emballages réutilisables et de ses recharges doit être effectuée pour s’assurer que le système réutilisable n’entraîne pas plus d’impacts qu’un emballage à usage unique.

Réutilisation de l’emballage secondaire ou tertiaire

Les emballages secondaires ou tertiaires offrent plusieurs opportunités de réutilisation, particulièrement dans un contexte de relation d’affaires interentreprises (B2B). La mise en place d’un système de réutilisation des emballages de groupement ou de transport comme les boîtes de carton, les caisses de plastique, les palettes de bois ou de plastique peut ainsi être envisagées.

Action 8 : Améliorer la recyclabilité

Cette action vise à minimiser les impacts liés à la gestion en fin de vie de l’emballage en misant sur sa recyclabilité. Tous les matériaux n’ont pas le même potentiel de recyclabilité, qui dépend principalement de contraintes techniques et économiques; c’est pour cette raison qu’il convient de prendre en compte cet enjeu dès la phase initiale de conception de l’emballage et de tenter de le rendre compatible avec les systèmes de recyclage existants.

Le choix des matériaux et leur combinaison, les risques de contamination du recyclage, la capacité technique des centres de tri et de conditionnement et les débouchés existants sont des facteurs qui peuvent affecter la recyclabilité d’un emballage.



Petit aperçu de la collecte sélective au Québec

L'industrie du recyclage génère plus de 4,7 milliards de dollars en bénéfices économiques. Les entreprises œuvrant dans la collecte et dans le traitement des matières recyclables emploient directement plus de 10 000 personnes au Québec, réparties dans toutes les régions administratives de la province. La collecte sélective est un système complexe qui regroupe une multitude d’intervenants (municipalités, centres de tri, recycleurs et conditionneurs, transformateurs, équipementiers, etc.) et chaque région a des enjeux et des besoins spécifiques.



Aide-mémoire pour l’optimisation de la recyclabilité

  •   Éviter l’utilisation de matériaux non recyclables ou peu recyclés;
  •   Privilégier des emballages constitués d’un seul matériau afin d’en faciliter la récupération et le tri et d’éviter la contamination des filières de recyclage;
  •   Concevoir des emballages faciles à démonter ou dont les composants sont séparables manuellement;
  •   S’assurer que les enduits, les encres, les composés et les additifs n’affectent pas négativement le recyclage et le conditionnement;
  •   Communiquer efficacement sur l’emballage la nature des matériaux présents et les consignes de tri pour simplifier le geste du consommateur;
  •   Éviter le recours aux emballages compostables, si une alternative recyclable viable existe.

Saviez-vous que...

La question des emballages compostables nécessite certaines clarifications. Le recours à des emballages compostables pourrait représenter une solution intéressante du point de vue environnemental, particulièrement pour les emballages alimentaires trop souillés pour être recyclés.

La mise en marché d’emballages compostables n’est souhaitable que si les installations nécessaires (compostage industriel, biométhanisation) sont en opération et traitent ce type d’emballage. En l’absence de telles infrastructures, les matières compostables risquent de contaminer la filière du recyclage ou tout simplement se retrouver dans les lieux d’enfouissement. Les matériaux actuellement utilisés dans la fabrication d’emballages compostables ne sont pas conçus pour se dégrader dans les conditions habituelles d’un composteur domestique.



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de Éco Entreprises Québec

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